La maison bois : contre vents et marées ! - Maisons de l'Avenir

La maison bois : contre vents et marées !

11/12/2019

C’est une nouvelle qui pourrait bien bouleverser le monde des contes : le grand méchant loup n’aurait en réalité pas pu souffler la maison de bois du deuxième petit cochon ! Enfin, du moins, si son architecte et son constructeur ont bien fait leur travail.

Un bon ancrage pour éviter de s’envoler

Tout ça parce qu’une maison bois est calculée pour résister aux vents. Exit la tornade qui fait rouler les maisons en bois de nos voisins américains comme de vulgaires dés : si ce désastre arrive, c’est d’abord parce que l’ancrage de la maison n’a pas été bien calculé. Car le seul poids de l’édifice, qui assure une première forme d’ancrage à la maison, n’est bien souvent pas suffisante en cas de tempête. Selon que votre sol ait une dalle béton ou un plancher, plusieurs méthodes sont possibles pour fixer votre maison au sol et éviter ainsi d’avoir un château dans le ciel.

Les contreventements contre la pression du vent et de la terre

La deuxième force d’une maison bois contre le vent, ce sont les contreventements, des dispositifs qui empêchent la maison de basculer et de s’écrouler sous la pression du vent.

Les pressions horizontales et verticales, mais aussi l’emplacement de votre maison (est-elle placée sur un endroit exposé à de forts vents ou des rafales ?) doivent être soigneusement étudiés afin de déterminer la résistance de la maison à prévoir.

Panneaux, portiques, triangulations ou Croix de Saint-André : à chacun sa technique de contreventement pour empêcher la déformation de la maison, et contre le vent, et contre les attaques sismiques : mais rien ne se place au hasard, tout est placé selon de savants calculs !

Bien sûr, votre maison ne restera pas insensible aux assauts venteux du grand méchant loup : mais rassurez-vous, elle bougera mais ne cèdera pas, si ces critères sont respectés !

Les salles d’eau et autres pièces humides ne doivent pas inquiéter l’heureux propriétaire d’une maison bois : contre toute idée reçue le bois a complètement sa place autour de votre baignoire.

La preuve : il existe encore des milliers de bateaux en bois, de la coque au pont ! Les constructeurs ont très vite compris que certains bois résistaient mieux que d’autre au contact de l’eau et à l’humidité, qu’ils soient thermo-traités ou, à l’image des anciens cirés bretons, huilés pour devenir imperméables à l’eau.

S’y retrouver dans le classement des bois

Tout bon professionnel du bois vous expliquera qu’il existe un classement pour le bois en fonction de sa résistance à l’humidité : la classe 1 correspond à un bois sec qui ne pourra tolérer les 20% d’humidité : à utiliser donc de préférence pour les menuiseries intérieure… À l’inverse, la classe 5 correspond à des essences qui peuvent rester en contact permanent avec l’eau salée ! On les utilise même pour les pontons et les structures en bois immergé.

Mais qui sont ces bois qui résistent à l’humidité de nos salles d’eau ? L’acacia ou le châtaignier, tous de classe 4, conviennent parfaitement à cette utilisation particulière. Enfin, le liège est un des grands gagnants des sols et revêtements en zone humide : il est naturellement imperméable et imputrescible.

Ainsi, vents ou marées, la maison bois s’adapte complètement au climat breton !